#emotion : Gérer sa tristesse…

Comme évoqué dans mon article « savoir identifier une émotion », la tristesse fait partie des 6 émotions principales avec la colère, la, joie, le dégoût, la surprise et la peur.
Au même titre que toutes les autres, elle fait donc partie de notre équipement de survie. Elle nous renseigne sur des besoins à satisfaire pour nous accomplir pleinement.

Elle peut nous habiter plus ou moins souvent selon les phases de vie que nous traversons. Deux formes de tristesses sont à distinguer : celle qui est temporaire et celle qui est permanente (chronique).
Comme toutes les émotions, elle n’est pas faite pour rester, elle est faite pour se transformer.

Chaque émotion a une vibration qui lui est propre, lorsque l’on se sent dans la joie, on se sent léger. Lorsque l’on est dans la tristesse, on se sent lourd. Si l’on reste trop longtemps dans la tristesse, on risque de tomber dans la dépression. Lorsque l’on en arrive là, c’est encore plus difficile de s’en sortir.

La tristesse est liée à une douleur émotionnelle. La vôtre ou celle des autres.
Elle est vécue comme une douleur ou souffrance psychologique, lorsqu’elle constitue une réponse naturelle aux expériences fâcheuses, blessantes, ou décevantes. Elle est souvent associée à des sentiments de perte, de désespoir, de deuil, d’impuissance et de chagrin.

Elle intervient lorsque nous avons perdu ce qui nous maintenait. Lorsque nous avons compris que quelque chose était fini. Lorsque c’est la fin de quelque chose. Lorsque l’on est en deuil de croyances, d’espoirs, d’idéal, de quelqu’un…

Le deuil n’est pas seulement la perte d’un être cher, c’est également renoncer à une option quand on fait un choix. La plupart du temps, nous prenons un chemin sans avoir mesuré qu’il y avait un deuil. L’accumulation des deuils conduit à la tristesse. Elle peut aussi nous parler de regret des chemins que nous n’avons pas pris.

Derrière la tristesse, se cache des besoins à satisfaire comme celui d’être accueilli et reconnu dans notre ressenti et dans notre vécu. Mais aussi le besoin de tourner une page, de prendre un autre chemin, de comprendre, de temps, de patience, d’acceptation (accepter ce qui se passe, sur quoi je n’ai pas de pouvoir).

La tristesse nous permet de nous séparer, donc de grandir quelque part, de nourrir de nouvelles valeurs, d’autonomie affective et psychologique, de pouvoir continuer sur notre propre chemin, de nous fortifier, de nous rapprocher de qui nous sommes, de nous agrandir et de nous affirmer dans nos valeurs les plus profondes.

Elle nous apprend aussi à gérer la frustration.

Bien la gérer peut nous être d’une grande aide tant pour notre bien-être que pour notre épanouissement.

Comment faire ?

Tout d’abord, en avoir conscience et l’identifier au travers des étapes du deuil que nous traversons.

À savoir,
Le déni « ce n’est pas possible »
La colère « je ne suis pas d’accord »
La négociation « rendez-moi cette personne chère »
La tristesse « je suis triste » Pleurs
L’acceptation « mourir à soi-même »

Au même titre que toutes ces étapes que nous avons à traverser, il s’agit pour nous de l’accueillir sans résistance et dans la bienveillance pour la transformation qu’elle va nous permettre.

Pour cela, asseyez-vous sur la chaise de votre écoute intérieure. Imaginez-vous assis à coté d’elle. Puis discutez avec elle comme avec une ou un ami. Écoutez ce qu’elle a à vous dire et dites-lui ce que vous avez sur le cœur. Laissez alors apparaître de nouvelles solutions, de nouvelles pensées, un ressenti différent, plus léger, plus gai, plus motivant.
Vous pouvez faire cela autant de fois nécessaire jusqu’à ce que vous ayez plus besoin de ce temps d’échange.

Petit à petit, accueillez la tristesse comme un élément de la vie. Une fois acceptée, elle peut se transformer en un autre sentiment. Accepter que les choses s’en vont… Pour accueillir la nouveauté.
Accepter les chamboulements, les transformations pour s’ouvrir à la vie.
Les phases de tristesse font partie de l’essence de la vie, elles nous amènent à l’essence de l’être.
Lâcher et accepter pour vous ancrer dans votre vraie joie.

Pour résumer, je dirai : vivez pleinement votre tristesse et transformez-la en énergie de vie pour ne pas être plombé. C’est salutaire que d’apprendre à traverser ses tristesses.

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